30/2021 ESPIET

En 1873, une voie de chemin de fer est créée entre Bordeaux et Eymet en Dordogne, afin de desservir l’Entre-deux-Mers et le Bergeracois (un peu moins de 100 km). La gare d’Espiet est une des stations de cette voie ferrée.
Des problèmes d’exploitation conduisent à sa fermeture partielle dès 1954, puis à son déclassement définitif en 1979.
En 1996, le Conseil Général de la Gironde en fait une piste cyclable de Bordeaux à Sauveterre-de-Guyenne, dite « voie verte » et la baptise Roger Lapébie en hommage au coureur cycliste régional, vainqueur du Tour de France 1937.
La gare avait été transformée en restaurant avec des aménagements inhérents à cette activité nouvelle.

Nous sommes 20 à nous retrouver sur le parking du restaurant. Il pleut. C’est Fred qui a le privilège de nous escorter. Dos à la gare, part0ns à gauche sur la piste cyclable pis prenons à droite vers Côte de Brisson. Traversons le hameau du Temple.

Passons sous le pont de la piste cyclable qui est aussi le croisement du circuit. Environ 700 m plus loin, après une légère courbe, nous nous engageons dans le chemin engravé sur notre gauche pour nous approcher du Château de Pressac

Fuie du Château de Pressac

Ce colombier du XVIe siècle, dit fuie car cylindrique, marque ainsi son appartenance à la noblesse, les bourgeois et paysans n’ayant droit qu’à des pigeonniers carrés, et encore après la Révolution. Ces bâtiments servaient à l’élevage des pigeons, mets appréciés, dont les déjections, la colombine, était un engrais réputé. Généralement fraîches, ces constructions étaient également utilisées comme garde-manger.

Château de Pressac, XIVe à XIXe siècle

Édouard 1er d’Angleterre, duc d’Aquitaine, accorde en 1305 à Bernard et Thibaud de Pressac le droit de bâtir une maison forte.
La haute-cour du XIVe siècle est protégée par un fossé, une enceinte à deux tours et un châtelet d’entrée à deux tours rondes.
Derrière un second fossé, un rempart du XVIe siècle, doté d’échauguettes, mâchicoulis et archères, protège la basse-cour.
Enfin, le corps de logis remonte au XIXe siècle.

Rebroussons chemin et poursuivons.

Passons à la hauteur du village de Daignac dont nous apercevons l’église.

Arrivons au cimetière où une petite halte nous permet d’ aller voir la tombe du général d’Empire Darmagnac.

Tombeau du général de Révolution et d’Empire Darmagnac.

Cet édifice, pour le moins ostentatoire au milieu de ce tout petit cimetière rural, est d’une massivité hélas proche de la laideur. Rappelant la campagne d’Égypte où brilla le défunt, l’obélisque rajoute à l’insolite de l’ensemble.
Le général vicomte Jean Barthélémy Claude Toussaint Darmagnac naît à Toulouse le 13 septembre 1766.
En active de 1791 à 1830, sa carrière militaire couvre la Révolution, le premier Empire et la Restauration.
Tout au long de ces 40 années, il s’illustre dans les campagnes d’Italie, d’Égypte ou d’Espagne.
Le plus souvent, il sort vainqueur d’engagements où il est en infériorité numérique, comme à Bassano (1796) ou au Caire, après la bataille des Pyramides (1798). De même en 1799 à Damiette, où il taille en pièces 4000 ottomans avec seulement 600 soldats.
Après s’être distingué à Austerlitz (1805), l’Empereur l’envoie en Espagne où il prend Pampelune en 1808. Grièvement blessé à Médina de Riosco la même année, il n’en reste pas moins à cheval avant de vaincre.

La Restauration est davantage l’époque des distinctions que des faits d’armes : en 1821, Louis XVIII le fait commandeur de l’Ordre de Saint-Louis, puis lui confère le titre de vicomte, Napoléon 1er ne l’ayant fait que baron. Enfin, en 1823, il est promu grand officier de la Légion d’Honneur.
Son nom est gravé sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile, à Paris.

Il meurt à Bordeaux le 13 décembre 1855.

Traversons le hameau de Larmevaille et continuons vers le lieu-dit Lalande. Tournons à droite et longeons la route avec prudence jusqu’au carrefour de la D11.

Après la maison de l’ancien garde-barrière, nous nous engageons sur la piste cyclable retrouvée.

Au lieu-dit Le Temple les restes, d’un ancien moulin.

Passons sur le pont et continuons tout droit jusqu’à l’ancienne gare d’Espiet.

 

Animateur organisateur : Fred NOEL

Reconnaissance : Fred, Denis

Distance : 8,4 km – Dénivelé  42 m

Indice d’effort : niveau 1 –  facile (distance+dénivelé)

Indice de risque : niveau 1 – assez facile (configuration terrain, météo)

Indice technique : niveau 1 – assez facile (hauteur d’obstacles)

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